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Revendre ses parts de SCPI en 2026 : délai, prix, frais et impôt

« Je veux récupérer mon argent : combien de temps pour revendre mes parts de SCPI, et à quel prix ? » Réponse courte : le délai n'est pas garanti en capital variable et le prix devient l'inconnue en capital fixe ; l'impôt, lui, est connu et favorise les longues détentions.

Par Alexandre Pollet, conseiller en gestion de patrimoineMis à jour le 4 octobre 2026 19 min de lecture

Sommaire
  1. 1.Comment revendre ses parts de SCPI : retrait, marché secondaire ou gré à gré ?
  2. 2.Que disent les chiffres 2026 de la liquidité des SCPI ?
  3. 3.Combien coûte la revente de ses parts ?
  4. 4.Comment est imposée la plus-value sur la cession de parts de SCPI ?
  5. 5.Et si les SCPI sont détenues dans une assurance vie ?
  6. 6.Quel est le délai de sortie d'une SCPI comparé aux autres supports d'immobilier passif ?
  7. 7.Ce que la plupart des sites ne vous disent pas
  8. 8.À qui convient une sortie maintenant, et à qui elle ne convient pas ?
  9. 9.Comment décider de vendre ou de conserver ses parts ?
  10. 10.Foire aux questions
  11. 11.En résumé

L'essentiel. Revendre des parts de SCPI n'est pas une opération instantanée, et le délai dépend du type de SCPI que vous détenez. En capital variable, vous déposez une demande de retrait qui n'est exécutée que si des souscriptions la compensent : l'AMF a documenté en 2024 un cas où la société de gestion annonçait au moins six mois d'attente. En capital fixe, vous passez par le marché secondaire, où le prix résulte de la confrontation des ordres et peut s'écarter nettement de la valeur des immeubles. Au 30 juin 2026, 1,9 Md€ de parts étaient en attente de retrait (2,2 % de la capitalisation, ASPIM), mais l'ASPIM précise elle-même que cette baisse ne suffit pas à conclure à une amélioration structurelle de la liquidité. Reste l'impôt : 36,2 % de prélèvements avant abattements sur une éventuelle plus-value, et rien à payer, mais rien à déduire non plus, en cas de moins-value.

« Je veux récupérer mon argent : combien de temps pour revendre mes parts de SCPI, et à quel prix ? » Cette question n'est presque jamais posée à la souscription, quand le rendement affiché occupe toute la place, et elle devient la seule qui compte le jour où un projet, un décès ou un besoin de trésorerie impose de sortir. Les distributeurs en parlent peu, parce qu'une SCPI se vend d'abord pour son revenu. Nous la traitons ici sans détour, à partir des communiqués de l'ASPIM et de l'IEIF des 18 mai et 5 août 2026, de la fiche du médiateur de l'AMF sur le retrait de parts et des textes fiscaux en vigueur.

L'article distingue les trois façons de sortir (retrait, marché secondaire, gré à gré), explique ce que révèle le stock de parts en attente, calcule l'impôt sur un exemple chiffré, et compare le délai de sortie d'une SCPI à celui des autres supports d'immobilier passif. Il ne vous dit pas s'il faut vendre : il vous donne les éléments pour le décider.

Comment revendre ses parts de SCPI : retrait, marché secondaire ou gré à gré ?

Le mode de sortie dépend de la structure de la SCPI, indiquée dans sa note d'information et dans son document d'informations clés. Les SCPI à capital variable, la forme la plus répandue, fonctionnent par souscriptions et retraits ; les SCPI à capital fixe disposent d'un marché secondaire animé par la société de gestion. Dans les deux cas, les parts n'étant pas cotées, l'AMF rappelle qu'elles ne peuvent être vendues que sur le marché secondaire animé par la société de gestion ou de gré à gré.

Mode de sortieComment ça marchePrixDélai
Retrait (capital variable)Demande à la société de gestion, inscrite dans un registre chronologique ; exécutée si des souscriptions (ou un fonds de remboursement) la compensentPrix de retrait fixé par la société de gestion, inférieur au prix de souscription du montant de la commission de souscriptionQuelques semaines quand la collecte dépasse les retraits ; indéterminé sinon (AMF)
Marché secondaire (capital fixe)Ordres de vente et d'achat confrontés à intervalles réguliers fixés par la note d'informationPrix d'exécution issu de la confrontation : décote ou prime selon la tension du marchéAucun acheteur garanti ; un ordre peut ne pas être exécuté
Gré à gréCession directe à un acquéreur que vous trouvez, selon les conditions des statutsPrix libre entre les parties, droits d'enregistrement de 5 % (art. 726 du CGI)Celui de la recherche d'un acquéreur

Sources : Code monétaire et financier et note d'information de chaque SCPI ; médiateur de l'AMF, « SCPI : une demande de retrait, même régulière, peut être exécutée dans un délai indéterminé », 1er février 2024 ; code général des impôts, art. 726.

Le retrait en capital variable : le prix est connu, le délai non

Le prix de retrait se déduit du prix de souscription, diminué de la commission de souscription ; le prix de souscription lui-même est encadré par une fourchette de ± 10 % autour de la valeur de reconstitution, que nous détaillons dans notre article sur le prix de part, la valeur de réalisation et la valeur de reconstitution. Comme la commission de souscription représente couramment 8 à 12 % du prix (voir le coût réel d'une SCPI), le retrait ne vous rend jamais votre mise de départ si le prix de part n'a pas progressé : les frais d'entrée sont définitivement perdus.

Le délai, lui, dépend de l'équilibre entre souscriptions et retraits. Dans le cas publié par le médiateur de l'AMF, un épargnant avait obtenu de son conseiller l'assurance d'un paiement sous trois semaines ; la société de gestion lui a finalement indiqué que sa demande, pourtant complète et régulière, ne pourrait être exécutée avant au moins six mois, sans engagement de date. Le médiateur conclut que ce délai tenait à l'illiquidité des parts, et que ce risque figurait bien dans le document d'informations clés. Certaines sociétés de gestion peuvent ouvrir un fonds de remboursement, ou organiser des cessions de gré à gré, mais le prix de sortie peut alors s'éloigner de la valeur de retrait : la note d'information de votre SCPI précise les règles applicables.

La loi prévoit un seuil d'alerte collectif : lorsque les demandes de retrait non satisfaites depuis douze mois représentent au moins 10 % des parts, la société de gestion en informe sans délai l'AMF et convoque dans les deux mois une assemblée générale extraordinaire, à laquelle elle propose la cession partielle ou totale du patrimoine ou toute autre mesure appropriée (article L. 214-93 du code monétaire et financier). Ce seuil protège les associés pris ensemble ; il ne donne à aucun d'eux le droit d'être remboursé à une date donnée.

Le marché secondaire en capital fixe : le prix est une inconnue

Dans une SCPI à capital fixe, il n'existe pas de prix de retrait : votre part se vend au prix qui résulte de la rencontre des offres et des demandes. Les statistiques de l'ASPIM du premier semestre 2026 illustrent l'ampleur possible de l'ajustement : sur ce segment, 14 baisses de prix et 4 hausses ont été enregistrées en six mois, et le prix moyen, pondéré par la capitalisation, ressort en repli de 33 % depuis le début de l'année. À titre de comparaison, le prix moyen des SCPI à capital variable est resté stable (une seule baisse du prix de souscription, cinq hausses). Les droits d'enregistrement de 5 % prévus par l'article 726 du CGI s'appliquent aux cessions sur ce marché et alourdissent le coût d'entrée de l'acheteur, donc pèsent sur le prix qu'il est prêt à offrir.

Que disent les chiffres 2026 de la liquidité des SCPI ?

Indicateur ASPIM / IEIFValeurDate
Parts en attente de retrait2,8 Md€ (3,1 % de la capitalisation)31 décembre 2025
Parts en attente de retrait2,4 Md€ (2,8 %), soit −14 % sur le trimestre31 mars 2026
Parts en attente de retrait1,9 Md€ (2,2 %), soit −31 % depuis fin 202530 juin 2026
Rachats compensés et parts échangées489 M€ au semestre, soit 18 % de la collecte brute (+3 % sur un an)1er semestre 2026
Collecte nette2,2 Md€ au semestre (+2,5 % sur un an), dont 1,1 Md€ au deuxième trimestre1er semestre 2026
SCPI à capital variable suspendues11 SCPI, environ 12 % de la capitalisationdepuis janvier 2026

Sources : ASPIM et IEIF, communiqués du 18 mai 2026 (premier trimestre) et du 5 août 2026 (premier semestre).

À première lecture, la tendance est favorable : le stock de parts en attente a reculé de 870 millions d'euros depuis fin 2025. Mais l'ASPIM explique elle-même l'origine de cette baisse : pour les onze SCPI ayant suspendu temporairement la variabilité de leur capital, la valeur des parts en attente a reculé d'environ 1,2 Md€, un recul qui résulte, selon elle, intégralement de la réinitialisation de leurs carnets d'ordres et de la mise en place de marchés secondaires, où les parts sont réinscrites aux prix constatés. À l'inverse, pour les SCPI restées à capital variable, les parts en attente ont augmenté d'environ 330 millions d'euros depuis le début de l'année. Autrement dit, une partie du stock a changé de nom plutôt que disparu : les associés concernés doivent désormais vendre sur un marché secondaire, au prix qui s'y forme. Notre fiche sur Perial O2, dont la variabilité du capital a été suspendue le 25 février 2026, décrit ce scénario sur un cas réel.

Combien coûte la revente de ses parts ?

Le coût de sortie tient en quatre éléments, dont seuls les deux premiers sont connus à l'avance.

  • L'écart avec ce que vous avez payé. Prix de retrait ou d'exécution contre prix de souscription : les frais d'entrée ne se récupèrent pas à la revente. La variation moyenne du prix de part a été de −3,45 % en 2025 (ASPIM/IEIF, 9 février 2026) et de −2,4 % au premier semestre 2026, toutes SCPI confondues.
  • Les frais de cession. Selon le mode de sortie : droits d'enregistrement de 5 % sur le marché secondaire et en gré à gré, frais de dossier fixés par chaque société de gestion. Nous n'indiquons pas de montant moyen : il figure dans la note d'information de votre SCPI.
  • Le revenu perdu pendant l'attente. Tant que votre demande n'est pas exécutée, vous restez associé : vous continuez de percevoir les acomptes, mais ils peuvent baisser. Au premier semestre 2026, 53 % des SCPI ont réduit leur acompte, de 14 % en moyenne (ASPIM).
  • L'impôt sur la plus-value, s'il y en a une, détaillé ci-dessous.

Pour comparer ces coûts à ceux d'un autre support sur votre montant, le comparateur de coût réel applique frais d'entrée, de gestion et de sortie sur une même base.

Comment est imposée la plus-value sur la cession de parts de SCPI ?

La cession de parts de SCPI détenues en direct par un particulier relève du régime des plus-values immobilières. L'impôt sur le revenu est de 19 % et les prélèvements sociaux de 17,2 %, soit 36,2 % avant abattements pour durée de détention (service-public.gouv.fr). Les prélèvements sociaux restent à 17,2 % sur les plus-values immobilières ; le taux de 18,6 % relevé par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ne concerne pas ces gains. Les abattements, calculés par année de détention au-delà de la cinquième, sont les suivants :

Années de détentionAbattement annuel, impôt sur le revenu (19 %)Abattement annuel, prélèvements sociaux (17,2 %)
De la 6e à la 21e année6 %1,65 %
22e année4 % (exonération totale d'impôt sur le revenu au-delà de 22 ans)1,60 %
De la 23e à la 30e annéeexonéré9 % (exonération totale au-delà de 30 ans)

Au-delà de 50 000 € de plus-value imposable, une surtaxe de 2 à 6 % s'ajoute. La plus-value correspond à la différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition, majoré des frais d'acquisition justifiés : les frais de souscription réellement payés viennent donc réduire le gain imposable.

Exemple chiffré (illustratif)

Un associé a souscrit des parts pour 10 000 € frais de souscription compris et les cède dix ans plus tard 12 500 €. Sa plus-value brute est de 2 500 €. À dix ans de détention, l'abattement est de 30 % pour l'impôt sur le revenu (cinq années à 6 %) et de 8,25 % pour les prélèvements sociaux (cinq années à 1,65 %). L'assiette de l'impôt sur le revenu est de 1 750 €, soit 332,50 € à 19 % ; celle des prélèvements sociaux est de 2 293,75 €, soit 394,53 € à 17,2 %. L'impôt total s'élève à environ 727 €, soit 29 % de la plus-value. Ce calcul est un exemple, pas une prévision : il suppose une plus-value, ce qui n'est pas le cas le plus fréquent après une souscription avec 8 à 12 % de frais d'entrée.

Le cas inverse mérite d'être connu : si vous vendez à un prix inférieur à votre prix d'acquisition, la moins-value n'est pas prise en compte, ne peut être imputée ni sur des gains de même nature ni sur votre revenu global, et n'a pas d'incidence sur le revenu fiscal de référence (impots.gouv.fr, « Que faire en cas de moins-value ? »). Les modalités de déclaration et de paiement de l'impôt dépendent du mode de cession : demandez-les à la société de gestion avant de passer l'ordre. Si vos parts sont détenues par une société ou une holding à l'IS, la logique est différente : voir notre article sur les SCPI détenues dans une SCI ou une holding.

Et si les SCPI sont détenues dans une assurance vie ?

Le médiateur de l'AMF distingue explicitement la détention directe de celle au sein d'un contrat d'assurance vie, où l'assureur garantit la liquidité. Vous ne vendez alors pas des parts : vous demandez le rachat (partiel ou total) de l'unité de compte, selon les délais du contrat, en principe sous deux mois, avec la fiscalité des rachats de l'assurance vie. Deux nuances à connaître : ce régime n'est pas une protection absolue, car le Haut Conseil de stabilité financière peut, en cas de menace pour la stabilité financière, suspendre ou limiter temporairement les rachats (code monétaire et financier, art. L. 631-2-1) ; et l'ASPIM note que des tensions persistent sur les OPCI grand public et les sociétés civiles proposés en unités de compte (décollecte de 337 M€ et de 265 M€ respectivement au premier semestre 2026). Notre comparatif SCPI en assurance vie ou en direct détaille la fiscalité et la liquidité des deux détentions.

Quel est le délai de sortie d'une SCPI comparé aux autres supports d'immobilier passif ?

SupportLiquiditéPoint de vigilance
SCPI (capital variable ou fixe)Faible : marché secondaire interne, délai de plusieurs semaines à plusieurs moisDélai indéterminé si les retraits dépassent les souscriptions ; prix incertain en capital fixe
Foncières cotéesQuotidienne (marché coté)Le prix peut être bas le jour où vous devez vendre ; nous renvoyons vers notre classement des foncières cotées et vers reitdividend.com pour l'analyse approfondie
OPCIMensuelle à trimestrielle, plus fluide qu'une SCPIDécollecte de 337 M€ au premier semestre 2026 (ASPIM) : la liquidité dépend de chaque véhicule
Crowdfunding immobilierAucune avant l'échéance contractuelle (souvent 12 à 36 mois)Pas de sortie anticipée prévue ; lisez les clauses de prolongation de chaque opération
LMNP géréFaible : marché secondaire spécifiqueRevente possible, avec décote selon la résidence
Groupements fonciers forestiersFaible : marché secondaire restreintHorizon de 10 ans et plus

Source : fiches solutions du site (comparateur des huit solutions) ; ASPIM, communiqué du 5 août 2026 pour les OPCI.

Ce que la plupart des sites ne vous disent pas

Trois points reviennent rarement dans les pages de présentation des SCPI.

Un délai moyen n'est pas un délai garanti. Les sociétés de gestion publient parfois un « délai moyen de retrait » dans leurs bulletins. C'est un ratio entre le stock de demandes et le flux de retraits exécutés ; il ne vaut ni pour votre rang dans la file ni pour le trimestre suivant. Le cas du médiateur de l'AMF montre l'écart entre trois semaines annoncées à l'oral et au moins six mois constatés.

Une baisse du stock de parts en attente peut venir d'une suspension, pas d'une reprise. C'est ce que dit l'ASPIM dans son communiqué du 5 août 2026, et c'est la raison pour laquelle nous ne présentons pas la baisse de 31 % comme une amélioration générale.

La sortie coûte plus cher que l'entrée n'est chère. Les frais d'entrée de 8 à 12 % sont perdus, et la moins-value n'ouvre droit à aucune compensation fiscale. C'est un argument pour réfléchir à l'horizon avant de souscrire, pas une raison de renoncer aux SCPI : c'est aussi pourquoi nous détaillons les risques des SCPI avant leur rendement.

À qui convient une sortie maintenant, et à qui elle ne convient pas ?

SituationLa sortie convient àLa sortie ne convient pas à
Raison de vendreUn besoin de trésorerie identifié, une SCPI dont l'acompte a durablement baissé et ne correspond plus à votre objectif, un patrimoine trop concentré sur un seul véhiculeUne vente motivée par la seule lecture d'un titre de presse sur la liquidité, sans avoir regardé le bulletin de votre propre SCPI
HorizonUn détenteur qui a dépassé la durée de détention recommandée (en général 8 à 10 ans) et dont l'abattement fiscal progresse peu à peuUn détenteur récent : les frais d'entrée ne sont pas amortis, la sortie cristallise la perte
Capacité d'attendreCelui qui peut supporter un délai de plusieurs mois, voire d'un anCelui qui a besoin des fonds à date fixe : une SCPI n'est pas un support d'urgence

Comment décider de vendre ou de conserver ses parts ?

Cinq vérifications permettent d'y voir clair avant de passer un ordre, sans prétendre remplacer l'analyse de votre situation :

  1. Relire dans le dernier bulletin trimestriel de votre SCPI le montant des parts en attente rapporté à sa capitalisation, et la mention éventuelle d'une suspension de la variabilité du capital. Notre méthode des 8 signaux d'alerte d'un bulletin trimestriel indique où lire chaque chiffre.
  2. Comparer le prix de retrait ou le dernier prix d'exécution à votre prix d'acquisition pour savoir si vous réalisez une plus-value ou une moins-value.
  3. Chiffrer l'impôt avec votre durée de détention réelle, en calculant l'abattement année par année.
  4. Vérifier si vos parts sont en direct, en assurance vie, en démembrement ou dans une société : les règles de sortie, de liquidité et de fiscalité diffèrent.
  5. Identifier l'usage du capital libéré : réinvestir dans une autre SCPI repart avec de nouveaux frais d'entrée, quand une foncière cotée ou un fonds en euros répondent à d'autres besoins (voir SCPI ou fonds en euros en 2026).

Foire aux questions

Combien de temps faut-il pour revendre ses parts de SCPI ?

Cela dépend de la SCPI. En capital variable, quelques semaines quand les souscriptions dépassent les retraits ; en revanche, la demande de retrait n'est exécutée que si elle est compensée, et le médiateur de l'AMF a documenté un cas où la société de gestion ne pouvait ni garantir l'exécution à la prochaine compensation ni s'engager sur une date, avec au moins six mois annoncés. En capital fixe, la vente dépend de la présence d'un acheteur lors de la prochaine confrontation.

Peut-on perdre de l'argent en revendant ses parts de SCPI ?

Oui. Le prix de retrait est inférieur au prix de souscription de la commission de souscription (8 à 12 % en général), et le prix de part a baissé de 3,45 % en moyenne en 2025 puis de 2,4 % au premier semestre 2026 (ASPIM/IEIF). Les SCPI comportent un risque de perte en capital.

Quel impôt paie-t-on à la revente de parts de SCPI ?

Sur une plus-value, 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux avant abattements pour durée de détention, avec exonération d'impôt sur le revenu après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans, et une surtaxe de 2 à 6 % au-delà de 50 000 € de plus-value imposable. En cas de moins-value, aucun impôt n'est dû mais elle n'est pas déductible.

Que signifie « parts en attente de retrait » ?

Ce sont les parts dont les propriétaires ont demandé le retrait sans que la demande ait été compensée par des souscriptions. L'ASPIM publie leur valeur et leur poids dans la capitalisation chaque trimestre : 1,9 Md€ et 2,2 % au 30 juin 2026.

Peut-on vendre ses parts de SCPI détenues en assurance vie plus facilement ?

Le rachat d'une unité de compte SCPI dans un contrat d'assurance vie relève de l'assureur, qui garantit la liquidité selon le médiateur de l'AMF, en principe sous deux mois. Cette protection n'est pas absolue : le Haut Conseil de stabilité financière peut suspendre temporairement les rachats (art. L. 631-2-1 du code monétaire et financier).

En résumé

Revendre une SCPI, c'est accepter un prix et un délai qui ne dépendent pas de vous. En capital variable, le prix est connu mais l'exécution est suspendue à l'existence d'acheteurs ; en capital fixe, c'est le prix qui devient l'inconnue. Les chiffres de l'ASPIM du premier semestre 2026 montrent un marché stabilisé en apparence (1,9 Md€ de parts en attente, 2,2 % de la capitalisation) mais dont l'amélioration tient, selon l'association elle-même, aux suspensions de variabilité plutôt qu'à un retour général de la liquidité. L'impôt, enfin, est favorable aux longues détentions et sans contrepartie en cas de perte.

Pour mesurer ce que coûterait une sortie sur votre montant, commencez par le comparateur de coût réel, puis le comparateur des huit solutions pour situer la liquidité de chaque support. Pour analyser vos propres parts (SCPI concernées, mode de détention, fiscalité, alternatives), un rendez-vous avec un conseiller du cabinet permet de travailler sur votre situation réelle ; nos honoraires et rémunérations sont décrits en détail.

Sources : ASPIM et IEIF, « Collecte et performance des fonds immobiliers grand public au premier trimestre 2026 », 18 mai 2026 (parts en attente 2,4 Md€ soit 2,8 % de la capitalisation, −14 % sur le trimestre) et « Les fonds immobiliers grand public au premier semestre 2026 », 5 août 2026 (parts en attente 1,9 Md€ soit 2,2 %, −31 % depuis fin 2025, onze SCPI suspendues représentant environ 12 % de la capitalisation, marché secondaire 489 M€, collecte nette 2,2 Md€, prix de part moyen −2,4 %, capital fixe : 14 baisses et 4 hausses, taux de distribution 2,30 %, 53 % des SCPI ont réduit leur acompte) ; ASPIM/IEIF, statistiques annuelles 2025, 9 février 2026 (variation du prix moyen −3,45 %) ; médiateur de l'AMF, « SCPI : une demande de retrait, même régulière, peut être exécutée dans un délai indéterminé », 1er février 2024 ; service-public.gouv.fr, plus-values immobilières des particuliers (taux, abattements, surtaxe) ; impots.gouv.fr, « Que faire en cas de moins-value ? » ; code général des impôts, art. 726 ; code monétaire et financier, art. L. 214-93 (Légifrance, version en vigueur au 4 octobre 2026) et L. 631-2-1. Les calculs sont illustratifs. Les modalités précises (prix de retrait, frais de cession, périodicité des confrontations, fonds de remboursement) varient selon la société de gestion : vérifiez-les dans la note d'information visée par l'AMF de votre SCPI. Les SCPI comportent un risque de perte en capital et ne garantissent ni revenu ni liquidité ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.

Auteur

Conseiller en gestion de patrimoine

Conseiller en gestion de patrimoine chez EXP Capital, Alexandre accompagne depuis 5 ans des particuliers, chefs d'entreprise et expatriés sur la sélection d'actifs immobiliers passifs — foncières cotées, SCPI, LMNP géré. Sa conviction : n'investir que dans des actifs qui produisent quelque chose.

EXP Capital — ORIAS n° 25005915. Parcours et méthode →